Un ami m’a dit hier (l'homme brun...), que je souffrais d’un syndrome bien connu sous le nom d’***obsession*
Une maladie reconnue, inguérissable pour le moment… 

Après analyse de moi-même,  les symptômes  sont : la bonne humeur, des montées d’hormones incontrôlables, une perte d’appétit, un teint rouge et des sourires niais en présence de l’être aimé.
Seul  remède, la patience…  (C'est l'homme brun qui dit ça : "Il faut  s'armer de patience" ... J'ai peur ! )

Rendez-vous pris dans 4 semaines, avec l'homme brun, (encore lui) pour faire le point, après la patience, il faudra peut être envisager un sevrage intense. Rien que d'y penser j’ai envie de vomir !

En attendant, je rame… vu le temps ce n’est pas trop compliqué !

***

Bon, vous l’aurez compris, je suis AMOUREUSE !  

 

Marina Gri-Bouille

De lui, oui toi, ne te cache pas derrière ce sourire, qui me rend complètement folle…  T’es charmant, drôle, émouvant, passionnant, stressé, je t’ai rencontré un jour de juin, je t’ai trouvé beau, tu m’as parlé, souri, j’ai vu un truc chez toi que je qualifierais de magique et surtout inexplicable.  La naissance d’une amitié, ou c’est autre chose, ça m’est tombée dessus sans vraiment m’y attendre, j’avais un peu oublié ce que l’on pouvait ressentir dans ces cas là …

Durant toute l’année qui vient de s’écouler, j’aimais te croiser dans le bar ou l’on c’est rencontré, la peur au ventre, envie juste de te voir, te parler, te sourire. Deux trois apéro chez moi organisés histoire de te connaître, de confirmer cette attirance, je me trompe peut être mais je vois dans tes yeux, que peut être je dis  bien peut être il se passe un truc !

Je parlais de toi à mes copains (les copines viendront après), mais dans des thermes indéfinissables,  cela faisait bien longtemps que je ne n’avais pas parlé de mes sentiments amoureux avec mes amis, rien de bien passionnant ces dernières années…  Histoires de cul, romances qui n’en étaient pas, rencontre sans lendemain, je n’avais rien à dire, j’avais un peu mis de côté cette parti de ma vie. 

A l’aube de mes 37 ans, j’ai envie d’autre chose, le célibat, c’est bon, j’ai eu ma dose, 7 ans de vie seul, quelque chose que j’ai  voulu, j’ai vu, j’en veux plus ! Mais pas avec n’importe qui… pas n’importe comment…  Ah j'entends d'ici, des murmures: "- C'est la crise de la quarantaine." Oui est alors !? 

On est en mai, 1 an c’est  écoulé et tu me « cherches », on commence à se rapprocher, vu dans l’état ou je suis, il m’en faut peu tu sais ! Des signes j’en vois partout, (L’homme brun,  lui il en voit au lac d’Auron… Merci pour ce moment de franche rigolade)  j’invente peut être… Pas tant que ça, cette nuit là, sur mon canapé, dans mon lit, je l’ai pas inventé… Tu m’as embrassé, tu m’as aussi dit, « je ne sais pas ce que je vais pouvoir t’apporter » « on va faire une connerie » …..  Je te jure que là à 5h du mat bourrée, je M’EN FOU, 14h30 « On reste ami »

AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH

Voilà le retour de l’histoire sans lendemain, le plan cul qui ne mène à rien…  humiliation extrême, oui mais toi je t’aime, depuis un an secrètement, rappelle toi le mot sur ton par brise, cet hiver, qui te souhaite une bonne journée avec un petit simley ridicule, c’était moi, c’était mignon :
Hou la menteuse .... La la la  « Elle est amoureuse… ». La la la.   Ah mes amis, ils sont FORMIDABLES !

- Et depuis 15 jours, je rumine, je rame, je parle de toi à mes copines (les voilà…. Quand je veux je suis discrète, mais là j’en peu PLUS : j’ai 15 ans) je me pose des questions existentielles, sur moi, sur toi, sur NOUS…  A  non il n’y a pas de nous… (Pas encore) Mais non, je n’ai pas pu me tromper à ce point là,  je n’ai pas rêvé, tu te fou de moi, tu as juste peur de l’engagement, tu me fais une blague… 

- Et depuis, tu es encore plus beau, je t’ai trouvé doux, je me suis pas posée de questions, j’étais alaise, émue,  c’était facile, c’était BON !

***

Pause, une relecture s'impose 
Vais-je envoyer ce texte au principale intéressé, ou le publier comme un article, un texte, parmi tant autre, une peur m’envahit d’un coup, vais-je passer pour l’hystérique de service, qu’en peu plus de la vie, qui veut se caser mais c'est pas ça, c'est tout le contraire. Je veux pas le faire fuir, c'est un risque ce texte non ? Je ne dois pas être « à la mode », mais merde, c’est beau ce que je dis,  je suis sur que toi oui toi qui me lis, tu as ressentis ça au moins une fois… que tu te reconnais dans ce que je raconte, que du coup tu pourrais écrire un texte sans t’arrêter, en pensant à lui… ou a elle…   Quand le sujet est bon,  c’est facile …
Fin de la pause   

***

« Quand ce n’est pas compliqué, ça ne vaut pas le coup. » ok merci l’ami d’une amie que je ne connais pas encore mais je suis rassurée d’un coup !

Tout ça pour te dire, merci, j’aime ton univers, ta culture, tes passions, nos discutions au coin d’un bar, ou des fois on refait le monde, j’ai enfin trouvé quelqu’un qui me donne envie d’aller plus loin, ce n’est peut être pas réciproque ça ne le sera peut être jamais, mais j’aime ces symptômes,  qui me font avancer, qui me  donnent  des ailes, qui m’ont permis de me rendre compte que je pouvais aimer autrement et avec lesquelles je ne me suis jamais posé la question  « pourquoi il ne veut pas de moi ? »….  j’ai pas mal, je suis bien, j’en envie de rêver.

N’ai pas peur, ou juste un peu, comme moi !  On sait pas, on verra…

« Nous sommes de bonnes personnes »

Je t’aime.

***

*** *Ce Syndrome peut se décliner avec pas mal de prénom finissant par le son « O » en collant le prénom et "bsession" ça fonctionne...  
Flo, Renaud, Théo, Léo, Nico, Thibault, Bruno, Hugo, Livio…  A vous de choisir !

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Illustration : Marina Gri-Bouille à voir sur Facebook 

 

 1er juin 2016